L’association Bwära Tortues Marines, créée en 2006, œuvre chaque année sur les plages pour protéger les tortues grosse tête pendant leur période de ponte. Cette année encore, les éco gardes et les bénévoles sont mobilisés. Si les rondes sont accessibles aux visiteurs, ces dernières ne doivent cependant pas être vécues comme une attraction.
« Depuis l’an 2000 environ, des personnes tentaient de protéger les sites de ponte, soit des pilleurs de nids, soit des chiens », explique Dominique Lafage, président de l’association. Des membres de l’association des résidents de la Roche Percée, ou d’anonymes sympathisants camouflaient les nids pour les dissimuler au regard.
En 2004/2005, la saison de ponte est catastrophique. Les chiens, venus creuser les nids, provoquent la perte d’environ 70 à 80% d’entre eux. Les bénévoles décident alors de structurer leur action et Bwära Tortures Marines voit le jour. La structure compte désormais une dizaine d’éco gardes et 500 adhérents. 4 salariés à temps partiel interviennent pendant la période de ponte. Repérer les tortues, éventuellement les baguer, protéger les nids, sont quelques unes de leurs tâches quotidiennes. 160 à 180 nids sont répertoriés à la Roche Percée et une trentaine à la Baie des tortues.
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Crédits photos : Association Bwära Tortues Marines
Ne recevoir que les personnes sensibilisées
Celui qui souhaite soutenir le travail de cette association peut en devenir membre : l’adhésion ne coûte que 1000 f à l’année. Mais l’observation des tortues est, quant à elle, à double tranchant : « Au départ, nos rondes étaient destinées à protéger les tortues. A présent, elles ont pour objectif d’encadrer les visiteurs ! » s’inquiète Dominique Lafage. L’association recense en effet 3000 visiteurs par an sur les sites. « J’ai envie de dire : si vous voulez protéger les tortues, ne venez pas !... En tout cas, on aimerait ne recevoir que les personnes sensibilisées », renchérit-il. Les rondes sont en effet très longues, celles de nuit durent de 21h à 1h du matin, voire plus... « Les personnes peu sensibilisées peuvent s’ennuyer et alors commencer à prendre des photos au flash, ce qui est rigoureusement interdit, ou fumer et jeter les mégots sur la plage… ». Le président de l’association insiste sur le fait que la ponte des tortues ne doit pas être vécue comme une attraction et que les éco gardes ne souhaiteraient recevoir sur les sites que ceux qui veulent les aider à protéger les tortues, en respectant donc, avant tout, leurs conseils…
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